La médecine d’automne d’oginiig !

oginiig

Kwe, bonjour j’aimerais vous parler d’oginiig le fruit d’églantier

Nom scientifique : Rosa canina L.

Noms vulgaires (vulgarisation scientifique) : Rosier des Chiens (d’où le nom scientifique Rosa canina), Rosier des haies, Églantier des chiens. Le nom de  rosier des chiens vient de la propriété attribuée autrefois à la racine de cette plante censée guérir les morsures de chiens enragés.

Noms vernaculaires (langage courant), pouvant désigner aussi d’autres espèces : églantier, rosier sauvage, gratte-cul (nom donné au fruit de l’églantier et qui, par métonymie, peut désigner la plante entière3). Le terme « gratte-cul » évoque les poils de l’intérieur des fruits qui provoquent de légères démangeaisons sur la peau.

Description[modifier | modifier le code]

Cet églantier est un arbrisseau pouvant atteindre trois mètres de haut, à tiges dressées, arquées, munies d’aiguillons recourbés. Elles sont munies de stipules développés.

Les feuilles alternes, composées, comprennent 5 à 7 folioles elliptiques dentées.

Les fleurs, ou églantines, de 4 à 5 cm de diamètre, ont une corolle simple à cinq pétales blanc rosé, et de nombreuses étamines. Elles sont souvent solitaires ou réunies en corymbes. Le réceptacle floral est creusé en forme d’urne (hypanthium) qui contient les carpelles velus.

Le nom de la variété Rosa canina (rose de chien) renvoie lui aussi à cet usage médicinal tellement ancien qu’on n’en retrouve aucune trace dans les matières médicales des derniers siècles.

À noter que « cynorrhodon » désigne tout particulièrement le réceptacle rouge renfermant les fruits (qu’on appelle à tort « graines ») du rosier et de l’églantier, soit la partie utilisée en cuisine ou en médecine..

Contrairement à ce que l’on entend dire parfois, « églantine » ne désigne pas le fruit mais la fleur.

Comestible;

Les baies de diverses variétés de rosier sauvage étaient consommées par de nombreuses peuplades amérindiennes sur tout le territoire où il pousse.

Elles étaient considérées comme un excellent aliment de survie dans la mesure où elles restent accrochées au plant tout l’hiver. On en faisait une décoction et chez certaines peuplades, une bière. En été, on consommait également les pétales des fleurs. Les autochtones broyaient les baies et les mélangeaient avec du pemmican.

En passant, saviez-vous que depuis 1819 – date de sa découverte par un marin et explorateur anglais – le pemmican est la nourriture de base de toutes les expéditions polaires à cause de sa très haute valeur nutritive, de son volume réduit et de son exceptionnelle conservation?

Composé originellement de viande séchée, pulvérisée et mélangée à de la graisse, cet aliment traditionnel des Amérindiens a connu quelques variantes modernes mais le principe de base reste exactement le même : pour l’essentiel, de la viande séchée et un corps gras,

Les Esquimaux de l’Alaska confectionnaient une sorte de pouding avec de la pulpe écrasée de cynorrhodons, de l’huile de phoque, de l’eau et du sucre. Ils ajoutaient également les baies à un plat composé de queues de saumon pré-mastiquées (pré-mastiquées? Seigneur! J’entends d’ici les protestations des inspecteurs des aliments!) et séchées.

Les baies de toutes les variétés de rose – sauvages ou cultivées – se consomment mais, parmi les variétés sauvages, celle du Rosa rugosa est la plus grosse et, par conséquent, la plus facile à apprêter. Toutefois, lors de promenades, on est beaucoup plus susceptible de tomber sur Rosa blanda, que, malgré son surnom de « rose de cochon », il ne faudrait surtout pas sous-estimer. On devrait les cueillir de préférence après un premier gel, ce qui a pour effet de les attendrir. I

Propriétés médicinales

Très riche en vitamine C – toutes proportions gardées, la baie serait 20 fois plus riche en cette vitamine que l’orange – on l’a employée pour combattre les infections, la grippe tout particulièrement. On raconte que durant la deuxième grande guerre, les Anglais et les Scandinaves étaient entièrement privés d’agrumes et qu’ils comptaient exclusivement sur la confiture de baies d’églantier comme source de vitamine C.

Probablement pour les mêmes raisons, le cynorrhodon a servi à soigner la lassitude et l’asthénie. On le prenait à raison de 2 cuillères à soupe de pulpe séchée et réduite en morceaux, que l’on faisait infuser dans un litre d’eau froide (ou 2 à 5 g par tasse d’eau), amenait à ébullition, filtrait et buvait. On l’a également employé comme astringent pour combattre la diarrhée, la dysenterie, la leucorrhée et les hémorragies.

Les « graines » et leurs poils sont réputés être diurétiques. Il faut s’assurer de bien passer la tisane avant de la prendre.

Une des meilleures manières de conserver aux baies toute leur richesse en vitamine C, c’est de préparer une purée crue. On prélève la chair en éliminant les graines et leurs poils et on la passe tout simplement au mélangeur. On peut ajouter cette purée aux céréales du matin ou à de la compote. Mais il faut la consommer dans les plus brefs délais car elle ne se conserve pas.

On le trouve où?

C’est généralement la baie du rosier canin (Rosa canina) qui est employée en médecine. Il n’est pas indigène à nos régions mais on peut le trouver occasionnellement dans certains milieux protégés où les températures correspondent à celles de la zone 5.  On peut aussi l’implanter à condition de le protéger contre les grands froids.

Le rosier églantier (Rosa eglanteria) se trouve dans les lieux incultes – les pâturages notamment -, particulièrement en sol calcaire. Le rosier inerme (Rosa blanda) se trouve dans les lieux secs, surtout calcaires, partout au Québec. Le rosier rugueux (Rosa rugosa) est un échappé de culture et se trouve donc surtout aux environs des anciens jardins.

bonne cueillette d’automne!

Minda